Il existe des handicaps que l’on voit immédiatement… et d’autres que l’on ne remarque pas, mais qui pèsent tout autant.
Le regard fait partie de ces zones du visage qui peuvent devenir un handicap invisible, difficile à expliquer, encore plus difficile à vivre.
Car avant même un mot, avant même un geste, c’est le regard que l’on perçoit.
Dans la vie quotidienne, le regard est un langage à part entière.
Il exprime l’énergie, la confiance, la fatigue, parfois même la douleur.
Un regard perçu comme :
fatigué,
tombant,
asymétrique,
fermé ou éteint,
peut inconsciemment envoyer un message que l’on ne maîtrise pas.
Et c’est là que le malaise commence.
En savoir plus sur comment corriger un regard tombant : https://esthetique-et-handicap.com/paupiere-tombante-oeil-different
Beaucoup de personnes vivent ce décalage :
« Je me sens bien, mais mon regard dit l’inverse. »
Des paupières tombantes, une asymétrie naturelle, une fatigue chronique, une maladie passée, un accident, ou simplement le temps qui marque le visage…
Autant de raisons qui peuvent transformer le regard sans que l’on s’en rende compte immédiatement.
Le problème, ce n’est pas l’esthétique en elle-même.
C’est le regard des autres, parfois maladroit, parfois insistant, parfois silencieux.

« Ce n’est rien »
« C’est juste esthétique »
« Tu exagères »
Pourtant, au quotidien, cela peut générer :
un manque de confiance,
une fatigue émotionnelle,
une difficulté à se regarder dans le miroir,
une impression d’être mal compris.
Ce ressenti est légitime.

Dans mon parcours en institut, j’ai rencontré de nombreuses personnes qui ne venaient pas “se faire embellir”, mais se réconcilier avec leur reflet.
Certaines évitaient le contact visuel.
D’autres s’excusaient presque de leur regard, comme si elles devaient se justifier.
Ce sont souvent des phrases simples qui reviennent :
« J’ai l’air triste alors que je ne le suis pas »
« On me dit souvent que j’ai l’air fatiguée »
« Je ne me reconnais plus »

Il est important de le dire clairement :
il ne s’agit pas de masquer un handicap ou de “corriger” une personne.
L’objectif est plutôt de :
rééquilibrer le regard,
adoucir ce qui pèse,
redonner de la cohérence entre ce que l’on ressent et ce que l’on montre.
Des solutions existent, respectueuses, progressives et non invasives, lorsqu’elles sont pensées avec précision et bienveillance.

La première étape est toujours la même : mettre des mots sur ce que l’on ressent.
Comprendre que ce malaise n’est ni futile, ni superficiel.
Le regard n’est pas un détail.
C’est un pilier de l’expression du visage, de l’identité et de la relation aux autres.
Et lorsqu’il devient une source de mal-être, il mérite toute l’attention qu’on lui porte.

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